06 mars 2010

Astonishing X-Men : Tendances Suicidaires

Au sommaire du Astonishing X-Men #58 sorti hier : la suite de la nouvelle série Dark Wolverine ou encore un Madrox à la dérive.

Depuis le mois dernier, l'on-going Wolverine a été renommée Dark Wolverine et est maintenant publiée dans ce mensuel. L'on s'intéresse ici au fils de Logan, Daken, qui a récemment rejoint les Vengeurs de Norman Osborn. Le scénario est de Daniel Way et Marjorie Liu, les dessins sont l'oeuvre de Giuseppe Camuncoli.
Evoluer au sein d'un groupe de criminels à moitié dingues n'a rien d'évident mais il faut dire que le digne fils de Wolvie sait nager au milieu des requins. Après avoir jeté le discrédit sur Bullseye (officiellement devenu Hawkeye), Daken se rend chez les Fantastic Four et leur propose une alliance inattendue. A moins que ce ne soit encore un double jeu de sa part.
Way se débrouille pour l'instant fort bien, donnant enfin un peu de corps à un Daken qui en manquait cruellement dans Wolverine : Origins. L'atmosphère tendue qui règne chez les Dark Avengers est parfaitement retranscrite et, même si cet épisode est un peu en-dessous du précédent, l'écriture se révèle habile et prenante. Plutôt un très bon début donc.

On continue avec Cable. Le mutant éponyme et Hope, premier bébé mutant (qui a bien grandi) depuis le Jour M, sont toujours en fuite à travers le futur et pourchassés par Bishop. Il n'y a pas grand-chose à dire de cet épisode étant donné qu'il ne se passe quasiment rien. Ce n'est pas désagréable pour autant mais ça n'avance pas vraiment.
Scénario de Duane Swierczynski. On retrouve au dessin deux artistes : Jamie McKelvie pour une première partie plutôt moyenne, avec un cable au visage étrangement lisse et juvénile et un enchaînement de décors assez chaotique, alternant dessins relativement pauvres en détails et photographies ultra-réalistes. Ariel Olivetti reprend les commandes pour la seconde partie, bien plus courte, et dans laquelle Hope semble avoir perdu trois ou quatre ans et vingt centimètres. Un peu de cohésion n'aurait pas fait de mal.

X-Force maintenant. La Reine Lépreuse, à la tête de la Ligue des Sapiens, enlève des mutants pour les transformer en bombes vivantes et les utiliser lors d'attentats particulièrement meurtriers. Wolverine, X-23, Archangel et les autres membres de l'équipe de choc de Cyclope sont envoyés pour la liquider et délivrer les mutants qu'elle détient encore. Malheureusement, le temps est compté car Cyke souhaite expédier toute la bande sur les traces de Cable qui vient enfin d'être repéré. Entre l'avenir de la mutanité et quelques gamins à secourir, il faudra choisir...
Chistopher Yost et Craig Kyle au scénario, Clayton Crain aux crayons. L'arc actuel est un prologue au prochain crossover X intitulé Messiah War. Pour l'instant le récit n'est pas déplaisant, reste à savoir si l'évènement à venir fera enfin avancer cette histoire de messie.

Et on termine par X-Factor, très attendu après l'énorme choc du mois dernier. Normalement vous devez déjà en avoir pris connaissance, donc je peux parler tranquillement de ce qu'il s'est passé. Alors que Cyrène accouche, Madrox accepte de l'épouser. L'ambiance est détendue, émouvante même lorsqu'ils décident d'appeler leur enfant Sean en mémoire du défunt père de Terry. L'heureux évènement apaise toute l'équipe, réunie pour l'occasion. Et, quand Madrox prend son fils dans ses bras pour la première fois, il l'absorbe sans rien pouvoir y faire !
Il s'avère en fait que c'est un double qui avait couché avec Theresa (Jamie n'en savait rien car il était ivre ce soir là et, ayant absorbé ensuite le double, il en avait les souvenirs) et que le bébé n'est donc pas vraiment humain. C'est une sorte de méga fausse couche en quelque sorte. Choc, larmes, hystérie, Terry brise l'un des doigts de son ex futur mari et lui demande de partir (si vous n'avez rien compris à cette histoire de double et d'absorption, voici un petit topo sur Madrox et son équipe).
On retrouve donc ce mois un Madrox au bout du rouleau, seul, loin des siens. Négligé, en pleine déprime, il songe à se suicider pour en finir avec les catastrophes à répétition ou les espoirs, toujours déçus. Pour arrêter la souffrance, il suffit d'une légère pression de l'index. Un petit mouvement du doigt pour une solution définitive...
L'immense Peter David est au scénario, les dessins sont de Valentine De Landro. Un run mythique, dont on se souviendra longtemps. L'une des meilleures séries X du moment, si ce n'est LA meilleure.

Voilà une revue d'un haut niveau, avec de l'action, des fourberies et quelques moments dramatiques.