09 novembre 2011

Halo : Uprising

De la science-fiction aujourd'hui avec Halo : Uprising, un comic tiré de l'univers du célèbre jeu vidéo.

Les Covenants (une sorte de coalition extraterrestre) lancent un assaut contre Cleveland, décimant de nombreux civils. Ruwan Ackerson, un simple concierge d'hôtel, tente de survivre aux combats en compagnie d'une chanteuse en vogue.
Le jeune homme ne tarde pas à apprendre que les envahisseurs sont à la recherche d'une mystérieuse relique qu'il connaît bien. Entrainé malgré lui dans le conflit, Ruwan va devoir faire preuve d'un courage exceptionnel... car de lui va dépendre la réussite d'une opération de la dernière chance, lancée par les forces de l'UNSC (United Nations Space Command).

Le duo aux commandes de cette mini-série laissait présager du meilleur ; Brian Michael Bendis au scénario, Alex Maleev au dessin, le tandem qui avait fait des merveilles sur Daredevil était donc reconstitué.
Malheureusement, les deux compères ne connaissent pas ici la même réussite.
Non seulement le style de Maleev convient assez mal aux scènes de combat qui sont parfois fort peu lisibles et très statiques mais Bendis, au moins pendant la première partie de l'ouvrage, s'avère en mal d'inspiration et livre des dialogues déroutants et répétitifs, un peu dans le style de ce qu'il nous avait fait pendant un temps après le relaunch d'Ultimate Spider-Man (cf cette chronique).
L'univers de Halo est très peu développé et les lecteurs qui ont fait l'impasse sur les jeux vidéos (ce récit se situe entre Halo 2 et Halo 3) devront procéder par tâtonnement et déductions pour le découvrir. Il y a bien cette histoire de clé qui est plutôt une bonne idée et le final qui parvient à installer un peu d'émotion, mais l'ensemble est bien en dessous de ce que l'on pouvait attendre de ces auteurs.

En ce qui concerne le flou dans lequel on est plongé, Panini se fend d'un petit speech en guise d'introduction, mais encore une fois l'éditeur fait dans l'inutile. L'essentiel du texte vante le succès commercial de la franchise et les trois pauvres lignes concernant l'histoire n'expliquent rien et se contentent de dévoiler le début de l'intrigue.
Pas une seule explication sur les Covenants, l'UNSC ou John-117. Le strict minimum aurait pourtant consisté à planter le décor, même succinctement, mais apparemment, ce n'est venu à l'idée de personne. Ou alors les vendeurs d'autocollants estiment que tout le monde possède une Xbox.

Une histoire qui peine à décoller, un cadre dont on ne sait rien, un Bendis en petite forme... bref, une déclinaison papier qui n'intéressera que les inconditionnels du jeu, et encore.